Le centre de Chachapoyas conserve son ambiance coloniale grâce à ses nombreuses maisons originales aux murs blancs dont les parties basses sont peintes de couleur bordeaux. Chachapoyas est également la seule ville à proprement parlé de la région et sert de base à l'exploration de vallées alentours. Nous optons cette fois-ci pour une ballade de quatres jours guidée afin de découvrir les sites archéologiques majeurs de la région mais égalament ses villages ruraux. La découverte le matin de notre départ de que notre compagne sera une américaine cinquantenaire ne parlant pas un mot d'espagnol ne présage rien de bon et on passera en effet une bonne partie des trois jours en sa compagnie à, soit faire de la traduction, soit l'écouter parler de ses fils redneck de Hayfork California! Sa présence rend quasi impossible le maintient d'une conversation fluide avec notre guide, jeune péruvien étudiant en droit, ce qui est bien dommage.
Après la visite des tombeaux de Karajia, où des sarcopahges sont ancrés à des aspérités de la falaise, le programme est vite mis à l'épreuve du fait de l'état des routes après plusieurs mois de pluie. On passe difficilement un minibus enfoncé dans la boue jusqu'aux essieux
et abandonnons la voiture face un poid-lourd pris en travers de la route. On découvre après deux heure de marche la vallée de Belen, havre de paix pour bétail au milieu de laquelle serpente de milles va-et-vient une rivière au cours paisible. Le chemin se poursuit le long d'un sentier pré-Inca de pierres rendues extrêmement glissantes par la pluie et nous tombons plus d'une fois. On découvre les ruines d'un village chachapoyas, charactérisé par ses plateformes et ses habitations circulaires. Nous atteignons finalement de nuit notre première étape après 7 heures de marche, le village de Congón, spécialisé dans la culture du café. Nuit spartiate dans un décor spartiate. Nos affaires sont trempées et pleines de boue et on espère que la journée de cheval qui nous attend le lendemain sera une bonne occasion pour sécher.
Nous commençons donc notre deuxième journée à dos de mules et ces animaux gagnerons rapidement notre respect à la vue du chemin emprunté. Il s'agit de sortir de la vallée et les mules nous emmènerons à travers près de 1000 mètres de dénivelé. Le chemin est extrêmement pentu et accidenté et les mules toujours poussées de l'avant par notre guide et le mulletier gardent le pied ferme. Notre espoir de sécher est lui réduit à néan. Il pleut une bonne partie de la journée et les mules qui ont régulièrement de la boue jusqu'au ventre nous éclaboussent alègrement. Une fois au col, les mules, à bout de souffle, entament le chemin du retour alors que nous continuons à pied. La pluie fait à nouveau son apparition mais cette fois-ci avec force et nous sommes sauvés de trois heures de marche par un père et son fils qui nous prennent en stop jusqu'à notre auberge. Nous sommes une fois de plus trempés mais cette fois-ci il y a de l'eau chaude et l'on se douche. Après le dîner nous aprennons que c'est l'anniversaire de Robert, le patron, et nous passons la soirée à boire de la bière à la manière Péruvienne (un verre qui tourne pour toute la table), à écouter sa collection de tubes internationnaux des années 80 et à danser.
Nous finissons notre séjour dans la région par la visite du musée Leimebamba, dépositaire des 200 momies extraitent du site de la laguna los condores, puis par la visite du mausolée de Revash accroché à une falaise. Nous repartons finalement avec une vision assez globale de la région et de la culture Chachapoyas qui reste encore méconnue et qui étonne par ses villes suspendues et ses innombrables sites mortuaires. Après une dernière nuit en ville, une douche chaude et un changement bienvenu de tenue, c'est encore une fois l'heure du départ avec devant nous 23 heures de bus juqu'à Lima marquées par de nombreux arrêts pour cause d'éboulis sur la route.
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