Nous avons néanmoins une mission: faire vacciner Charlotte contre la fièvre jaune. Seul hic, la ville semble être à cours de vaccin et il nous faudra une bonne demi-journée de va et vient avant de mettre la main sur une dose dans la pharmacie d'une clinique privée que l'on se fera injecter au centre de vaccination publique. L'infirmière était d'ailleurs ravie d'apprendre l'existance de ce stock inespéré! Le vaccin prenant malheureusement 10 jours à faire effet et les risques d'infection par la fièvre jaune dans le Pantanal étant tout de même bien réels nous décidons de sauter cette étape de notre voyage et de mettre directement les voiles (ou plutôt les ailes) en direction de la ville brésilienne de Sao Paolo. Cela faisait alors près de cinq mois que nous avions pris l'avion pour la dernière fois et nous nous trouvons tout excités à l'idée de partir en avion pour le Brésil... comme si nous partions en vacances.
Wednesday, 25 March 2009
Santa Cruz
Nous avons néanmoins une mission: faire vacciner Charlotte contre la fièvre jaune. Seul hic, la ville semble être à cours de vaccin et il nous faudra une bonne demi-journée de va et vient avant de mettre la main sur une dose dans la pharmacie d'une clinique privée que l'on se fera injecter au centre de vaccination publique. L'infirmière était d'ailleurs ravie d'apprendre l'existance de ce stock inespéré! Le vaccin prenant malheureusement 10 jours à faire effet et les risques d'infection par la fièvre jaune dans le Pantanal étant tout de même bien réels nous décidons de sauter cette étape de notre voyage et de mettre directement les voiles (ou plutôt les ailes) en direction de la ville brésilienne de Sao Paolo. Cela faisait alors près de cinq mois que nous avions pris l'avion pour la dernière fois et nous nous trouvons tout excités à l'idée de partir en avion pour le Brésil... comme si nous partions en vacances.
Friday, 20 March 2009
Sucre
Alors que La Paz ne nous avait pas appris grand chose quand à l'histoire du pays, nous rattrapons notre retard ici. La Paz n'est en effet que capitale de facto du fait de la présence du gouvernement. Sucre, ville universitaire Jésuite, fut elle au centre du mouvement révolutionnaire sud-américain et conserve dans les textes le statut de capitale bolivienne. Avant l'arrivée des Espagnols, le territoire bolivien appartenait à l'empire Inca. Le territoire fut conqui au 16ème siècle, nommé Haut-Pérou ou Chacras et tombait sous l'autorité de Vice-Roi du Pérou. Le pays déclara son indépendance en 1809 et il fallut 16 ans de guerre avant l'établissement de la première république bolivienne le 6 Aout 1925 sous la présidence du Vénézuélien Simon Bolivar qui donna son nom au pays. L'histoire du pays fut alors marquée par une succession de troubles politiques, d'alliances et de guerres avec ses pays limitrophes. Les principaux conflits engagèrent la Bolivie, alors en confédération avec le Pérou contre le Chili et l'Argentine en 1836. Autonome, le pays fut ensuite à nouveau attaqué par le Chili en 1879. La guerre du Pacifique, ayant pour but le control du guano et du sel sud-bolivien couta au pays son accès à la mer. En 1903, le Brésil s'empara de Acre et de sa production de caoutchouc. Finalement, le Paraguay, en 1932 s'empara d'une large portion du Chaco, région à tort pensé être riche en hydrocarbure, laissant finalement la Bolivie avec moins de la moitié de son territoire originel.
La scène politique bolivienne a été jusqu'à aujourd'hui une succession de gouvernement peu stables régulièrement renversés dans des coups d'états plus ou moins sanglant donnant au pays une liste impressionante de gouvernement (près de 200 en 200 ans d'hisoire!). Aux mains des Criollos et de la population blanche depuis sa fondation, le pays est aujourd'hui dirigé par Evo Morales, premier président indigène mais ne semble pas tiré d'affaires. Les tensions sociales sont fortes et les régions "basses" de Santa Cruz, plus riches du fait de leur production agricole et de la présence d'hydrocarbure, parlent de sécession, et la situation éconimique globale est instable. D'autant plus, il est diffcile de savoir si le président, à fort penchant comuniste et suivant les traces d'Hugo Chavez et de leur mentor respectif Fidel Castro, sera le sauveur tant espéré ou bien un nouveau tyran.
Wednesday, 18 March 2009
Uyuni, son salar, ses lagunes
La "ville" d'Uyuni est perdue en plein désert, non loin du salar et ne semble avoir pour seul utilitéed'offrir aux touristes un accès aux merveilles de la région. Nous sommes donc une fois de plus l'unique cible des locaux et nous faisons interpeller à tout bout de champ au son de: "Looking for tour?", "One day, three days!" Nous avons toute la journée pour trouver une agence et au vue des histoires d'horreur relatées par nos rencontres nous décidons de prendre notre temps et de voir le plus d'agences possibles. Nous en verrons finalement six et toutes nous délivrerons quasiment le même speach. Toutes partent à la même heure, font le même circuit et s'arrêtent aux mêmes endroits pour dormir.... quel bonheur!! Les seuls distinctions sont la présence ou non d'une cuisinière (ce qui ajoute une personne dans la voiture déjà bien chargée), l'âge de la voiture et si la personne qui délivre le dit speach à l'air honnête ou pas. Nous nous décidons finalement pour Tito de "Tito Tours" et nous ne seront pas déçus.
Deuxième journée et le programme change complètement. Nous quittons le monde plat et monochrome du sel pour celui accidenté et coloré des déserts, volcans et lagunes altiplaniques. Le 4x4 suit tantôt une piste et tantôt coupe droit à travers de gigantesques étendues. La régions a été totalement abandonnée après la privatisation et fermeture de la ligne de chemin de fer dans les années 90 et seulement quelques postes militaires occupent la zone qui fait face à l'ennemi juré bolivien: le Chili. Le paysage est quasi impossible à décrir tant il est varié. Chaque nouvelle vallée est différente. Fond de sable gris entouré de volcans aux flancs rouges, ocres et noirs. Lave pétrifiée saumon sur fond de sable jaune et surplombée d'un volcan aux pentes blanchies par le souffre. Vaste étendue de sable parsemée de roches aux formes abstraites. Champ de bombes volcaniques. Cuvette emplie d'une eau bleue éclatante, de sel de borax et parsemée de flamants roses... et la liste continue. C'est la journée la plus époustouflante du tour et il est incroyable qu'une telle diversité soit présente concentrée sur une région si petite du globe. Une fois encore les altitudes environnantes sont impressionantes, nous passons la journée à plus de 4000m et les sommet alentours culminent régulièrement à plus de 6000m.
Notre dernier jour consiste en quelques visites matinales dont un champ de geyser, une piscine termale et la laguna verde qui prend cette couleur lorsque les eaux du lac, riches en cuivre, s'oxydent une fois remuées par les vents. Nous rallions la frontière chilienne pour y déposer Coby et nous trouvons alors à seulement quelques kilomètres de San Pedro où nous nous trouvions il y a près de 2 mois! C'est ensuite la route du retour et nous passons le plus clair de la journée à rejoindre Uyuni. La piste est cahotique par endroit mais les paysages, bien que moins irréels sont toujours merveilleux. Nous finissons ce tour sous le charme de la région et soulagés de la chance que nous avons eu d'avoir un si bon guide et de si bons compagnons. Après une soirée arrosée, un douche bien méritée et une bonne nuit de sommeil nous partons pour notre nouvelle destination: Sucre, capitale constitutionelle de la Bolivie.
Friday, 13 March 2009
La Paz
La route qui mène à La Paz depuis Copacabana nous offre une nouvelle fois de superbes vues sur le lac. Un dernier bras de celui-ci se traverse par bateau et la route retrouve ensuite les vastes étendues de l'altiplano. Nous avions entendu parler de l'arrivée sur La Paz et de l'effet général laissé aux voyageurs. Une fois de plus nous n'avons pas été déçus et la vision laisse sans voix. Après le quartier de l'Alto traversé, la route rejoint finalement le bord du canyon. La ville à proprement parlé s'étend alors 1000 mètres plus bas et remplie l'intégralité de la vallée à perte de vue. La première chose qui saute aux yeux est la couleur. Les bâtiments, mis à part dans le centre ville qui occupe le coeur du canyon, sont exclusivement de briques nues donnant à la ville une couleur brique unie. Une fois arrivés en ville, un trajet de taxi pour rallier notre hôtel nous donne un premier aperçu de la ville elle même. Les rues, dont aucune ne semble être plane, sont remplies de vieux bus américains multicolores qui crachent de lourds nuages, et sont bordées d'échoppes et de stands vendant de tout sur les trottoirs.Notre première ballade en ville nous donne vite le ton. La population, majoritairement indigène garde en partie son charactère traditionnel. De nombreuses femmes, dames vendeuses de bord de rue ou jeunes sortant de la fac portent le costume traditionnel des Cholitas, jupes et jupons, chapeau melon et tresses longues relliées aux pointes. La ville, contrairement au centre de Lima par exemple, n'apparait pas du tout impressionante ou menaçante mais au contraire acceuillante. Chaque personne vaque à ses occupations et ne semble pas pour le moins interessé par nous ce qui est particulièrement agréable après notre expérience à Cusco. La ville occupant un canyon et le centre-ville étant au fond de celui-ci on découvre qu'il est pour ainsi dire impossible de se perde car où que l'on se trouve il suffit de descendre pour retrouver l'avenue principale de la ville.
Nous passons donc trois jours à La Paz, à préparer notre départ pour Uyuni (il faut acheter le billet de train en avance mais seulement un jour avant, pas deux! Et le billet de bus le jour même pas la veille!), et à nous ballader à travers le gigantesque bazar (ça devrait être un mot Quechua ou Aymara, pas arabe) qui couvre une grande partie du centre ville. L'autre mission est de nous dégoter un certificat international de vaccination contre la fièvre jaune (nécessaire pour entrer au Brésil depuis la Bolivie) ce qui nous permet de rentrer directement en contact avec les services sanitaires peu salubres de la ville et de découvrir que moyenant 60 bolivianos le certificat nous est délivré sans se soucier de savoir si nous sommes vaccinés. On va on vient, on s'achète des babioles chez les antiquaires, vendeuses de tissus et divers stands du "Mercado Negro". Nous mangeons une pizza carrée comme à Odéon, visitons la cathédrale et le monastère franciscain du centre ville, assistons chaque jour à une nouvelle manifestation dans lesquelles l'utilisation de pétard semble être primordiale pour se faire entendre du gouvernement et finissons notre séjour à La Paz, cette ville où l'on suffoque et où tout semble être constament en mouvement, avec une excellente impression.
Monday, 9 March 2009
Lac Titicaca
Après un passage de frontière mouvementé entre le Chili et le Pérou nous appréhendions légèrement ce nouveau transfert, soit disant direct, entre la ville de Cusco et, à 7 heures de bus, le village de Copacabana sur la rive du lac Titicaca. Le tout commence mal. Arrivés, comme recommandé avec trente minutes d'avance au terminal de bus de Cusco, nous passons deux heures au son des annonces de départ hurlées par les harangueurs des compagnies de bus à attendre un bus qui semble refuser d'arriver.Soudainement tout se débloque, un bus moderne apparait, on charge à toute allure et on démarre. La route pour une fois ne consiste pas en une succession interminable de virages mais gravit lentement le fond d'une vallée bordée de sommets enneigés. Le passage du col à 4000 mètres débouche sur le fameux altiplano qui couvre le Sud Pérou, la Bolivie et le Nord Argentin. La plaine, fendue par la route et la voie ferrée, s'étend à perte de vue et est parsemée de quelques fermes et habitations et sur notre gauche bordée, toujours, d'une chaine montagneuse. Finament apparait devant nous l'immensité du Lac Titicaca et contre toute attente le bus, qui doit nous enmener de la ville péruvienne de Puno à la frontière, est fidèle au poste et nous attend. On change à toute vitesse, prennons garde de ne rien laisser derrière et nous retrouvons entasser à l'arrière d'un minivan plein de touriste. Il nous reste alors 3 heures de route à longer le lac et profiter de la vue. Les berges alternent entre hautes herbes les pieds dans l'eau et falaises qui
plongent directement dans les eaux bleues du lac. La route nous mène finalement jusqu'au point de frontière de Yunguyo à seulement quelques kilomètre de Copacabana. On décharge et passons la frontière à pied. Charlotte qui transporte depuis Chachapoyas une orchidée recueillie dans la jungle craint de se la faire confisquer mais les douaniers boliviens ne semblent pas très intéressés par leur travail et ne font guère plus que tamponner les passeports des touristes. Une fois de plus le transfert nous attend et nous arrivons quelques instants plus tard sur la place de Copacabana. Le village ne présente aucun intérêt si ce n'est sa cathédrale monumentale du 17ème qui semble avoir été construite là par erreur. Nous errons quelques temps à travers ses rues qui rapidement s'assombrissent et finissons par trouver où loger.Nous sommes ici pour une seule raison et celle-ci est accéder à l'île du soleil à quelques encablures du village. Nous partons de la plage en début d'après midi en direction du Sud de l'île où nous comptons passer la nuit. Il est très agréable de finalement changer de moyen de transport et les deux heures nécessaire pour effectuer la traversée sont les bienvenues. Nous débarquons face à un escalier Inca qui mène du fond de la baie au village en surplomb. L'escalier passent entre de grand eucalyptus qui apportent une ombre bien venue et un canal alimente des fontaines disposées à chaque palier. Après nous être décidés pour des raisons pratiques à dormir dans l'auberge située à l'extrémité nord du village mais qui s'avère être la pire de celle que nous avons vues nous décidons d'aller explorer l'extrémité Sud de l'île.
L'île a un relief accidenté avec beaucoup de terrasses aménagées pour l'agriculture par les anciens peuples amérindiens et toujours en usage. Nous suivons un chemin de crête qui offre une vue imprenable sur le lac et les chaines de montagnes environnantes parmi lesquelles se dresse à l'est un massif particulièrement impressionnant et qui nous laisse sans voix. A l'époque des incas, l'île était un sanctuaire et de nombreux vestiges subsistent. On distingue au loin l'île de la Lune sur laquelle résidaient les Vierges du Soleil. Le lieu semble avoir eu la fonction d'une sorte de couvent. L'île du soleil, elle, avait une place centrale dans la mythologie Inca car était considérée comme étant le lieux de naissance du Soleil et les ruines du temple du soleil sont situées dans la partie Sud de l'île.
Après un dîner agrémenté de l'une des plus belles vues qui soit, nous dormons finalement tout habillés après avoir constater l'état de saleté avancée du lit. Après une mauvaise nuit, nous nous réveillons pour entamer la marche pour relier le Nord de l'île d'où devrait partir un bateau pour Copacabana. La marche emprunte un chemin pavé Inca qui suit la ligne de crête et offre tout le long une vue splendide. On peut de là apprécier la forme de papillon de l'île (deux lignes montagneuses parallèles reliées par un bras de terre) qui nous rappel le la forme de Kho Phiphi en Thailande. Le décor est assez désertique mais grandiose. L'île elle-même bien sur a un relief intéressant mais c'est surtout le lac alentour qui captive l'attention. Alors qu'à l'est ou l'ouest il est possible de distinguer ses berges, vers le Nord, l'eau, le ciel et les nuages se mêlent et l'on n'est rapidement plus sûr de ce que l'on regarde. Au dessus de nos têtes, à 4000 mètres d'altitude, le ciel, entre les nuages, est aussi bleu que le lac autour. La route nous mène jusqu'aux ruines d'un petit complexe Inca et finalement à la plage du village d'où partent les bateaux. Nous arrivons juste à temps pour le départ de l'unique "direct" de la journée et débarquons finalement juste à temps pour un déjeuner tardif à Copacabana. Nous y passons finalement une nuit supplémentaire et partirons le lendemain pour la ville de La Paz. Wednesday, 4 March 2009
Machu Picchu
Nous voilà donc debout à 4h30 pour monter au Machu Picchu et nous ne sommes pas les seuls. Après un petit déjeuné plus que matinal, nous sommes postés avec beaucoup d'autres à attendre le premier bus du matin. Le tout parait un peu stupide. En effet voilà le timing et la raison de celui-ci. La photo classique du Machu Picchu montre le site avec en arrière plan un pic montagneux. Celui-ci s'appelle Huaina Picchu, offre une vue imprenable sur la cité Inca et n'est ouvert qu'aux 400 premiers couillons près à se lever à pas d'heure... Il faut donc être debout à 4h30, arriver a l'arrêt de bus vers 5h10, attendre 20 minutes le bus, arriver ticket en main à 5h45 à l'entrée du site, attendre 15 minutes l'ouverture, traverser au plus vite le site sans rien regarder ni prendre de photo pour arriver au pied du pic en question pour y faire la queue encore 45 minutes jusqu'à ce qu'il en ouvre la porte et espérer qu'il y a moins de 400 personnes devant soi. Le tout est stupide et on a vraiment l'impression de perdre les premiers instants sur le site à l'heure où il est relativement vide. Malheureusement le tout vaut en effet la peine, le pic était lui même un temple dédié à la lune, est recouvert de ruines et la vue du sommet est majestueuse. La rivière rugit au fond de la vallée, on peut en voir les nombreux méandres et gorges taillées dans la roche et bien sur en contrebas la cité du Machu Picchu, en forme de condor, étend ses ailes. Nous arrivons au sommet parmi les premiers et y passons près d'une heure perchés sur des rochers, appréciant la levée des nuages et l'apparition du soleil. Celui-ci réchauffe la forêt humide en contre-bas et nous sommes d'un coup entourés de nuages qui gravissent la pente, nous enveloppent et disparaissent au dessus de nos têtes.Nous prenons notre temps à la descente et arrivons vers 10h00 sur le site à proprement parlé. Nous entamons une visite qui nous prendra bien 7 heures. Le site qui parait petit au premier abord est en fait relativement grand, chaque quartier ayant coins et recoins à explorer. Nous nous posons pour l'heure la plus chaude à l'abri d'un
temple et réalisons rapidement après le passage de quelques guides qu'ils n'y connaissent vraiment rien! Chaque guide y va de sa petite histoire et le temple dans lequel nous nous trouvons prend milles aspects: temple de l'eau, bain cérémonial réservé à l'Inca, temple des 4 éléments, point de vue sur la vallée pour l'élite... On repense à tout ce que les guides on puent nous raconter comme histoires et on se dit que heureusement il y a des livres... mais qui sait eux aussi racontent peut être n'importe quoi! Néanmoins l'histoire globale du site se veut être ainsi:La ville fut bâtie vers 1460 à l'apogée de l'empire Inca mais ne fut habitée qu'une centaine d'années. Sa population semble avoir été décimé par l'arrivée de la variole et malgrès sa proximité avec Cusco (80km) ne semble pas avoir été découverte par les conquistadors mais simplement sombra petit à petit dans l'oubli. Le site de Machu Picchu ne disparu pourtant jamais totalement des mémoires. En 1911, l'historien-explorateur américain Hiram Bingham, en quête de la dernière cité Inca Vilcapampa, y fut amené par un enfant du coin dont la famille cultivait le site archéologique. Il semble d'ailleurs que le site fut mentionné déjà à plusieurs reprises depuis le début du siècle et que Bingham ne fut que le premier à y porter un réel intérêt. Le site, perché sur un promontoire rocheux cerclé de falaises de près de 600 mètres, fut sélectionné pour son caractère imprenable et sa localisation gardé comme secret militaire. Seuls deux accès menaient au site, les deux facilement défendables, l'accès à l'eau était quasi protégé et les terres cultivables suffisantes pour nourrir bien plus que la population maximale de la ville. Machu Picchu apparait alors comme un lieux de repli idéal pour l'Inca et sa cours en cas de danger. L'architecture donne l'occasion d'apprécier une fois de plus l'habileté des incas à la taille de pierre et l'agencement de blocs gigantesques au millimètre.
On fini notre visite après près de 7 heures à crapahuter, les yeux fatigués et la tête pleine de nouveaux souvenirs. Le bus nous ramène à Aguas Calientes où nous passons une dernière nuit avant de rentrer vers la vallée sacrée et la ville de Cusco qui nous servira de plateforme vers la Bolivie, le lac Titicaca et l'île du soleil.
Tuesday, 3 March 2009
Cusco et la vallée sacrée
Peu importe, on fait du mieux que l'on peut pour mettre tous ces désagréments de côté et de profiter au maximum des vestiges Incas. Nous visitons notre deuxième jour dans la région le site de Pisac, citadèle suspendue sur un sommet en surplomb d'une vallée agricole à travers laquelle coule paisiblement une rivière. Un Machu Picchu en miniature! Les vestiges sont répartis en groupes sur les flancs de la montagne. Des habitations, un centre religieux, de nombreuses fortifications de toutes parts et tout au tour les fameuses terrasses agricoles Inca aux murs de pierre de près de 2 mètres de haut. On passe 4 heures sur le site et explorons ses moindres recoins. On rentre finalement affamé au village de Pisac à fond de vallée où nous déjeunons dans le marché, servis par les mains noires d'une grand-mère dans des assiettes nettoyées dans un seau à l'eau douteuse... On ne sera pas malade.
On rentre à Cusco et organisons notre départ pour le Machu Picchu. Il y a de nombreuses manières d'atteindre le site. A pieds mais pas en Février car le fameux chemin de l'Inca est en réparation chaque année à cette époque, en train depuis Cusco ou depuis différents villages de la vallée sacrée (les prix depuis Cusco sont ridicules et une fois de plus on sent que le touriste est là pour cracher le plus d'argent possible) Ou en bus et à pied mais cela prend deux jours. Nous avons pensé pendant longtemps opter pour la dernière solution mais la route est de terre, nous sommes toujours en pleine saison des pluies et nous pensons tous les deux avoir assez donné sur les routes de terre et dans la boue du côté de Chachapoyas pour finalement laisser tomber l'idée. Nous nous décidons finalement pour la solution intermédiaire: bus jusqu'à Ollantaytambo et train pour les derniers kilomètres. Il faut savoir que la route n'arrive pas au village d'Aguas Calientes (Au pied du Machu Picchu), la compagnie péruvienne du rail ayant du fait le monopole de l'accès au site. Nous passons donc une dernière nuit dans le froid de Cusco et au réveil nous voilà finalement partis pour le Machu Picchu.
Il nous reste un peu de temps avant notre train et profitons du temps pour acheter la spécialité des Andes pour le déjeuné: "choclo con queso" (maïs à la vapeur et tranche de fromage frais de vache) d'un côté et "humitas" (pâte de maïs assorties de condiments variés à la vapeur) de l'autre. Dans le train nous sommes une fois de plus en plein sur le Gringo Trail. Les locaux ont un wagon pour eux (certainement au 1/100 de notre prix et interdit aux gringo) et tous les blancs sont dans un autre. Le trajet dure près de 1h30. Petit à petit la vallée se ressert, la rivière devient vraiment sauvage et avec la baisse d'altitude les champs laissent place à une forêt tropicale dense. L'arrivée à Aguas Calientes correspond à notre attente et ne déçoit donc pas! Nous sommes ici dans une ville qui n'a qu'une seule raison d'être: le tourisme de masse. Le guide la décrivait comme la plus moche des petites villes du continent et il nous semble qu'il serait en effet dur pour quel qu'autre lieu d'entrer en compétition. Le site est lui par contre tout à fait splendide. Le village est au fond de la gorge le long d'une rivière déchainée et est surplombé de montagnes vertigineuses aux parois verticales auxquelles s'accroche tant bien que mal la forêt tropicale. On trouve finalement un hôtel et nous couchons tôt, demain réveil 4h30...
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