Alors que La Paz ne nous avait pas appris grand chose quand à l'histoire du pays, nous rattrapons notre retard ici. La Paz n'est en effet que capitale de facto du fait de la présence du gouvernement. Sucre, ville universitaire Jésuite, fut elle au centre du mouvement révolutionnaire sud-américain et conserve dans les textes le statut de capitale bolivienne. Avant l'arrivée des Espagnols, le territoire bolivien appartenait à l'empire Inca. Le territoire fut conqui au 16ème siècle, nommé Haut-Pérou ou Chacras et tombait sous l'autorité de Vice-Roi du Pérou. Le pays déclara son indépendance en 1809 et il fallut 16 ans de guerre avant l'établissement de la première république bolivienne le 6 Aout 1925 sous la présidence du Vénézuélien Simon Bolivar qui donna son nom au pays. L'histoire du pays fut alors marquée par une succession de troubles politiques, d'alliances et de guerres avec ses pays limitrophes. Les principaux conflits engagèrent la Bolivie, alors en confédération avec le Pérou contre le Chili et l'Argentine en 1836. Autonome, le pays fut ensuite à nouveau attaqué par le Chili en 1879. La guerre du Pacifique, ayant pour but le control du guano et du sel sud-bolivien couta au pays son accès à la mer. En 1903, le Brésil s'empara de Acre et de sa production de caoutchouc. Finalement, le Paraguay, en 1932 s'empara d'une large portion du Chaco, région à tort pensé être riche en hydrocarbure, laissant finalement la Bolivie avec moins de la moitié de son territoire originel.
La scène politique bolivienne a été jusqu'à aujourd'hui une succession de gouvernement peu stables régulièrement renversés dans des coups d'états plus ou moins sanglant donnant au pays une liste impressionante de gouvernement (près de 200 en 200 ans d'hisoire!). Aux mains des Criollos et de la population blanche depuis sa fondation, le pays est aujourd'hui dirigé par Evo Morales, premier président indigène mais ne semble pas tiré d'affaires. Les tensions sociales sont fortes et les régions "basses" de Santa Cruz, plus riches du fait de leur production agricole et de la présence d'hydrocarbure, parlent de sécession, et la situation éconimique globale est instable. D'autant plus, il est diffcile de savoir si le président, à fort penchant comuniste et suivant les traces d'Hugo Chavez et de leur mentor respectif Fidel Castro, sera le sauveur tant espéré ou bien un nouveau tyran.
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