La route qui mène à La Paz depuis Copacabana nous offre une nouvelle fois de superbes vues sur le lac. Un dernier bras de celui-ci se traverse par bateau et la route retrouve ensuite les vastes étendues de l'altiplano. Nous avions entendu parler de l'arrivée sur La Paz et de l'effet général laissé aux voyageurs. Une fois de plus nous n'avons pas été déçus et la vision laisse sans voix. Après le quartier de l'Alto traversé, la route rejoint finalement le bord du canyon. La ville à proprement parlé s'étend alors 1000 mètres plus bas et remplie l'intégralité de la vallée à perte de vue. La première chose qui saute aux yeux est la couleur. Les bâtiments, mis à part dans le centre ville qui occupe le coeur du canyon, sont exclusivement de briques nues donnant à la ville une couleur brique unie. Une fois arrivés en ville, un trajet de taxi pour rallier notre hôtel nous donne un premier aperçu de la ville elle même. Les rues, dont aucune ne semble être plane, sont remplies de vieux bus américains multicolores qui crachent de lourds nuages, et sont bordées d'échoppes et de stands vendant de tout sur les trottoirs.Notre première ballade en ville nous donne vite le ton. La population, majoritairement indigène garde en partie son charactère traditionnel. De nombreuses femmes, dames vendeuses de bord de rue ou jeunes sortant de la fac portent le costume traditionnel des Cholitas, jupes et jupons, chapeau melon et tresses longues relliées aux pointes. La ville, contrairement au centre de Lima par exemple, n'apparait pas du tout impressionante ou menaçante mais au contraire acceuillante. Chaque personne vaque à ses occupations et ne semble pas pour le moins interessé par nous ce qui est particulièrement agréable après notre expérience à Cusco. La ville occupant un canyon et le centre-ville étant au fond de celui-ci on découvre qu'il est pour ainsi dire impossible de se perde car où que l'on se trouve il suffit de descendre pour retrouver l'avenue principale de la ville.
Nous passons donc trois jours à La Paz, à préparer notre départ pour Uyuni (il faut acheter le billet de train en avance mais seulement un jour avant, pas deux! Et le billet de bus le jour même pas la veille!), et à nous ballader à travers le gigantesque bazar (ça devrait être un mot Quechua ou Aymara, pas arabe) qui couvre une grande partie du centre ville. L'autre mission est de nous dégoter un certificat international de vaccination contre la fièvre jaune (nécessaire pour entrer au Brésil depuis la Bolivie) ce qui nous permet de rentrer directement en contact avec les services sanitaires peu salubres de la ville et de découvrir que moyenant 60 bolivianos le certificat nous est délivré sans se soucier de savoir si nous sommes vaccinés. On va on vient, on s'achète des babioles chez les antiquaires, vendeuses de tissus et divers stands du "Mercado Negro". Nous mangeons une pizza carrée comme à Odéon, visitons la cathédrale et le monastère franciscain du centre ville, assistons chaque jour à une nouvelle manifestation dans lesquelles l'utilisation de pétard semble être primordiale pour se faire entendre du gouvernement et finissons notre séjour à La Paz, cette ville où l'on suffoque et où tout semble être constament en mouvement, avec une excellente impression.

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