Nous voilà à Pucón, station de vilégiature en vogue au près des Chiliens et voyageurs en tout genre. Le village n'a aucun charme particulier, toutes les constructions s'apparentent à l'architecure de nos stations de ski. Vous vous demandez sûrement ce que nous faisons là et nous aussi. La seule raison de se trouver à Pucón, c'est la proximité du volcan Villarica dont le cône enneigé surplombe la ville à plus de 2800 mètres. Notre séjour à Pucón, parti pour être court, se rallonge petit à petit au grès de la météo et de ce volcan dont on entend beaucoup parler, qui se pavane en photo à chaque coin de rue, mais qui semble être décidé à rester emmitouflé derrière un épais manteau nuageux. On passe donc le temps entre ballade en ville et squat dans notre guesthouse, "la moins chère de Pucón", tenue par deux grand-mères plutôt froides au début et qu'on parvient à amadouer. Après 3 jours d'attente, passés avec nos compagnons de galère Australiens Charlotte et Steve, on se réveille aux aurores pour constater que toutes les conditions sont réunies et on comprend pourquoi on a attendu si longtemps et pourquoi tant de gens, en fait trop de gens, viennent ici.
L'ascencion du volcan s'avère être physiquement et techniquement très facile malgrès la nécessité d'utiliser un piolet (voir des crampons quand la neige est trop dure). La difficulté majeure consiste à prendre son mal en patience le temps que notre guide trouve un moyen de doubler les 10 personnes extrêment lentes du groupe de devant et d'esquiver le guide qui doit consoler la pauvre touriste en pleurs qui trouve ça vraiment trop dur. En fin de compte on arrive au sommet en deuxième position (et oui ça ressemble un peu à une course quand 200 personnes chaque jour finissent par atteindre le cratère) mais tout ça en valait vraiment la peine. Vue à 360º au dessus des nuages sur les lacs et volcans environnents. Le cratère, comme pour vous rappeler que le volcan reste actif, émet à période régulière un grondement sourd qui semble provenir directement des entrailles de la terre et dont l'odeur nous rappelle, avec un peu de nostalgie, les entrailles d'un ami à nous.
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